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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:00
 
 
 
La semaine dernière, en ouvrant le journal, j'ai appris une drôle de nouvelle.
 
Le décès d'un ancien copain, ou plutôt un "pote" perdu de vue depuis de longues années.
 
48 ans, décès accidentel.
 
C'est le genre de truc qui vous secoue, tant l'on n'imagine pas être réveillé comme ça, en sursaut, par la brutalité de la vie, et par conséquent de la mort.
 
Nous faisions partie de la même bande, et avons vécu des moments festifs, empreints de rigolade et d'insouciance.
 
Sur le coup, la cérémonie des adieux ayant lieu le samedi qui suivait, je me suis dit que j'allais y assiter.
 
Puis les jours suivants, j'ai eu des doutes...qu'est ce que j'allais faire là bas? comment trouver des mots réconfortants pour des personnes que je n'avais pas vues depuis 20 ans?
 
J'avais dans un coin de ma tête l'envie de montrer que je partageais la peine de la famille, et assez vite, par lâcheté, j'ai pensé que je pourrais envoyer un mot (on marque son attachement, mais on n'affronte pas la douleur).
 
J'étais dubitative, car je me suis mis à la place de son frère (qui faisait partie de la bande), de ses parents, et des potes.
 
Si j'avais à vivre un drame pareil, je me suis dit que d'apercevoir mes anciens potes m'apporteraient du réconfort, et que je sentirais qu'ils ne m'avaient pas oublié, finalement.
 
Je me suis laissé jusqu'au samedi matin pour prendre ma décision.
 
Et finalement j'y suis allée, en m'étant préparée psychologiquement (je redoutais de verser de grosses larmes de crocodile, disproportionnées) (et en m'étant faite à l'idée que les personnes que je reverrais, après tant de temps auraient changé, tout comme moi),
 
J'étais allée nager le matin, histoire de me détendre au maximum.
 
Le long de la route, j'ai mis la radio dans ma voiture, et j'ai entendu une chanson que je connaissais, et qui était tellement appropriée.
 
La voilà:
 
 
Durant la cérémonie, je n'ai pas versé de larmes malgré mon émotion, j'ai su garder un semblant de dignité.
 
Après la cérémonie, le cousin du défunt, et dont j'étais proche à l'époque est venu me voir pour me remercier, tellement il était surpris de me voir là.
 
Il a également insisté pour que je réponde favorablement à l'invitation de la famille, à savoir se retrouver dans une salle à proximité pour partager un moment d'échanges.
 
Là non plus, je n'en menais pas large, mais j'ai accepté, surtout parce que d'autres potes de la bande étaient partants également.
 
J'ai ainsi pu présenter des condoléances dignes de ce nom, et apprécier des retrouvailles, alors que le moment était triste et cruel.
 
Nous nous sommes promis de nous revoir (ce dont je doute vraiment), mais l'émotion et les remerciements du frère du défunt m'ont fait comprendre que j'avais bien fait (d'être courageuse).
 
J'ai un peu trainé cette journée durant le dimanche dans ma tête, parce que c'était une drôle de journée, inattendue et iréelle.
 
Je voulais vous parler de la chanson cette semaine, car elle fait partie de la bande originale du film "Camille redouble" de Noémie Lvovsky, qui est largement nominé aux prochains césars (créée et chantée par Gaëtan Roussel). 
 
Et finalement mon actualité me fait vous en parler dans de drôles circonstances...
 
Il était photographe professionnel, ci-dessus un cliché des Maldives réalisé par lui.

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commentaires

Vero 21/02/2013 23:02

Gigi : coucou ma belle et merci pour ton petit mot.
Effectivement j'ai laissé parler mon cœur et j'ai bien fait.
Je ne suis pas triste aujourd'hui car je n'avais pas de liens forts et récents avec la personne décédé donc d'une manière rationnelle je ne ressens pas de "manque"; je pense à lui, me remémore des
souvenirs...

Ma présence a été apprécié et moi aussi j'ai été contente de les revoir.
Si des liens se renouent, ce serait chouette (et inattendu); tout le mystère de la vie finalement!
Des bises jusqu'à toi, vers la douceur du Sud.

Gigi 21/02/2013 22:21

C' est ton coeur qui t'a guidée Véro, simplement. Tu aurais pu ne rien savoir mais tu étais là. C' est un réconfort pour les proches de se sentir entourés et qui sait, tu vas peut-être (re)nouer
des relations avec ces copains perdus de vue. Bien triste semaine pour toi, je t' embrasse.

Véro 18/02/2013 11:41

Athéna : c'est ce que je me dis depuis samedi...que j'ai bien fait; et j'avoue que cela m'a également fait du bien aussi, de les revoir (j'aurais préféré dans d'autres circonstances
évidemment).
Le déclic s'est fait dans ma tête quand je me suis mise à leurs places, en pensant au réconfort que je sentirais si des anciens potes se manifestaient.

Sinon, pour compléter mon billet, quand je vais chez mes parents, je passe tout près de leurs villages, et ces derniers mois je me suis dit que l'on s'était perdus de vue, que c'était bien dommage,
et que seul un enterrement nous ferait nous revoir...
Je pensais évidemment à nos parents, qui se trouvent dans la même tranche d'âge.
Loin de moi l'idée que ce serait le décès d'un des potes qui donnerait cette occasion.

Moralité : se perdre de vue, pour des raisons pas très essentielles, ou simplement parce que chacun prend des chemins de vie différents, eh ben c'est pas terrible.
On se retrouve dans pareilles circonstances, et l'on ne peut s'empêcher de penser que c'est bête.

Athéna 18/02/2013 11:26

Tu as bien fait. j'ai perdu plusieurs personnes de ma famille ces dernières années et je t'assure que c'est réconfortant de voir du monde, de savoir qu'on les aimait.

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