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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:00

 

 

 

 

 

J'essaie de prendre le pli, depuis quelque temps, quand un souci, une emmerdouille arrivent, d'avoir le réflexe de me poser cette question : est-ce que c'est grave?

 

Car j'ai remarqué que souvent, nous nous laisson envahir (et je ne suis pas la dernière) par des trucs qui nous énervent, nous rendent grognons, et qui finalement, quand on prend du recul, ne sont pas si graves que ça.

 

Et en essayant d'avoir le bon réflexe, je constate souvent que cela ne vaut pas la peine de se mettre martel en tête.

 

Par exemple, quand je ne trouve pas de place pour stationner dans ma copropriété et que je rentre fatiguée, bien sûr au départ, ça m'énerve.

 

Et puis après, je me dis : est-ce que c'est grave?

 

Pas tellement, il suffit de faire le tour du pâté de maison, et de stationner un peu plus loin, et de faire quelques pas pour rentrer chez moi.

 

Quand je rate ou que je ne réussis pas une recette, que le résultat n'est pas à la hauteur de la photo du bouquin, est-ce grave? est-ce que mes convives connaissent cette photo pour faire la comparaison, et même s'ils la connaissent, vont-ils me jeter un sort pour autant?

 

Pareil, au travail, j'ai le don pour me laisser envahir par le stress, par exemple devant la charge de travail, ou par une réunion qui arrive, et dont je redoute l'issue, voire que je ne suis pas certaine de l'avoir bien préparée.

 

Et au final, je me rends compte que j'ai fait de mon mieux, j'ai essayé d'anticiper le plus possible toutes les éventualités, et même s'il y a un raté ou que je n'ai pas fini de rendre un dossier illico presto, cela n'est pas grave.

 

Pour moi ce qui est grave, et qui justifie tout à fait de se mettre dans tous ses états, ce sont des problèmes de santé, de famille, de coeur, de travail.

 

Pour autant, je ne me prends par pour ce que je ne suis pas, rassurez-vous, et mes propos ne sont pas là pour donner quelque leçon que ce soit.

 

Je suis aussi quelqu'un qui peut être touchée par des faits, des paroles, qui aux yeux d'autres personnes peuvent paraitre anodines.

 

Mais même si des paroles ou des actes peuvent blesser à un moment ou un autre, si l'on remet un peu les choses à leurs places, si on prend un peu de recul, est-ce que c'est suffisamment grave pour remettre en question une relation par exemple?

 

Je ne crois pas (sauf si bien sûr il y a une volonté délibérée de faire du mal ou de nuire).

 

Pour en revenir au thème de mon billet du jour, je vous assure que de se poser la fameuse question : "est-ce que c'est grave?", et de puiser au sein de sa petite voix intérieure, une réponse, cela aide beaucoup et cela permet de relativiser beaucoup de choses.

 

Je ne dis pas qu'il faut tout accepter, ou tout accueillir tel le ravi de la crèche, je pense juste qu'il existe quelques petits trucs qui peuvent aider à lâcher prise et à se faire le moins de mal possible à soi même.

 

On y gagne beaucoup finalement, à s'accepter imparfait (et à accepter les autres ainsi aussi) (c'est pas très beau comme fin de parenthèse, mais est-ce que c'est grave?)

 

PS : la photo représente des pivoines, fleurs que j'adore et que j'attends avec impatience (comme le printemps en général).

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commentaires

MarieDesAlpes 27/03/2013 11:57

Véro oui, il s'agit bien des 4 accords toltèques, je viens de terminer un bouquin sur ce sujet. Intéressant (très) et difficile à mettre en pratique, quoique, c'est tellement logique et évident.
Bien sûr on ne peut pas y arriver en un jour, mais avoir dèjà les principes en tête, c'est déjà un pas en avant... Très bonne jourée, je cours lire ton dernier post ! Bises ensoleillées

Véro 18/03/2013 10:23

Gigi : moi connaitre Carquerainne? même pas en rêve..;-)))
Merci pour ton commentaire, et d'être toujours un peu par là...
Des bises pluvieuses

Marie : dis, tu ne parlerais des 4 accords toltèques?? (hahaha je sors ma science).
Je n'en sais guère plus que les 4 principes, qui effectivement me vont très bien (de là à les appliquer, c'est une autre affaire).

Je n'ai pas fait de billet ce matin, car voyez-vous, j'ai travaillé tout le week end (animation dans un salon), et quand je suis rentrée hier soir, j'étais moribonde..;

Mais je ne vous oublie pas, les copines.

MarieDesAlpes 15/03/2013 17:25

Entièrement d'accord avec toi Véro ! Et oui, c'est avec l'âge que viennent ces nuances. Je rajoute "ne pas en faire une affaire personnelle", tu verras, ça aide bien aussi. Et "ne pas faire de
suppositions". Non mais les filles, vous savez quoi ? On est sur le bon chemin !! Sinon, pour vous réconforter sur la longueur de l'hiver, chez moi il y a encore un bon 50 cm de neige humhum ! Des
bises, Véro, merci pour tes posts.
MarieDesAlpes

Gigi 15/03/2013 15:18

Toujours ok avec toi pour relativiser, pour moi aussi, c' est un des privilèges de l' age, faut bien qu' il y en ait un brin !
Pourtant, c' était pas gagné plus jeune, s' énerver pour des broutilles, je connaissais.
Et puis vivement les pivoines, reines du mois de mai. Près de chez moi, il y a un petit village de bord de mer, Carqueiranne, que tu dois connaître, où poussent ces merveilles sous les yeux de
cultivateurs amoureux. D' où une récolte abondante et des prix raisonnables.
Merci Véro pour tes réflexions toujours pleines d' humanité, réalistes et ô combien utiles. Bises ensoleillées mais avec Mistral frais !

Vero 14/03/2013 19:56

Martine: bien contente que tu dois d'accord avec moi...
Et le pire de tout, c'est effectivement la mort (pas sa propre mort, mais celle d'un proche).
Je me demande quand les pivoines vont pointer le bout de leurs nez ici...il a fait 2*C ici aujourd'hui...c'est un hiver interminaaaaaaaaable qui n'en finit pas.
Des bises fraîches (avec le bout du nez tout froid)

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