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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 08:00

 

 

 

 

Encore une lecture de vacances.

 

Certes un peu sombre; mais terriblement prenant.

 

Ce dont il s'agit :

 

 

 

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert de maisons.

Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains.

Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus.

Car depuis quelques mois, sans que rien n'ai été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire.

Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.

 

Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris.

Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique.

Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place.

Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les  grands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite.

 

 

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas.

Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions.

Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser.

Un jour de mai.

Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur.

 

C'est un livre vibrant sur l'indifférence et l'épisode du harcèlement en est une saisissante démonstration où les salariés, témoins, se taisent.

Sur la solitude aussi, car les deux personnages se croisent mais la ville avec son lot d'anonymat et d'égoïsme métallique empêchera toute rencontre salvatrice.

 

 Les heures souterraines nous interpellent et nous dérangent car elles nous démontrent que le vie n'est pas un long fleuve tranquille. Et que chacun y a sa part de responsabilité.

 

 

J'avais déjà bien aimé "Les jolis garçons" de Delphine Vigan, et j'ai bien aimé celui là aussi.

 

 

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commentaires

STEPHANIE 29/08/2011 16:37


Pas de souci et comme je vais certainement le lire le plus souvent en étant dans le train me ramenant de Jurassic Park c'est parfait!!!!!!!!!!!


Véro 29/08/2011 14:38


Stéphanie : bien sûr!
Si tu n'as peur en le lisant, d'être dans un état proche de celui que l'on ressent dans le métro parisien....(un peu étouffant, hâte d'en sortir).


STEPHANIE 29/08/2011 09:01


Chouette....... encore un à me prêter.... possible hein dit?


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