Inévitable, inéluctable, elle me fait peur....
Parce qu'elle ne présente pas beaucoup de perspectives réjouissantes, ni très dynamiques.
Je n'y avais guère pensé, jusqu'à y être confontrée de près.
Il est certain que j'ai déjà parcouru la moitié de ma vie, et que même si la première partie a passé à toute vitesse, il paraît que la seconde filera encore plus vite...
De plus, j'ai dans mon entourage proche, des personnes qui vieillissent, pour ne pas parler de mes géniteurs.
J'ai remarqué aussi qu'à un certain moment, on devient les parents de nos parents, et que le classique rapport parent-enfant s'inverse.
J'en veux pour preuve, la manière dont nos parents peuvent s'appuyer sur nous, nous demander conseils, et puiser dans nos ressources.
Contrairement à ce qu'il existait auparavant, nos parents ont besoin de nous, de notre énergie et de nos projets pour se sentir exister.
Certes, la vie est ainsi faite, c'est logique, nos parents, fatigués par la vie, passent plus leurs temps à chercher des solutions qui rendront leurs vies moins usantes...
Et c'est là que nous intervenons, pour peu que nos agissements ou nos projets correspondent à leurs désirs.
Et l'on sait tous que les années avançant, cette situation perdurera, voire s'aggravera.
Alors, pour moi qui n'aurai pas d'enfants, je m'interroge.
Sur qui vais-je pouvoir m'appuyer le moment venu, qui sera là pour m'apporter douceur et réconfort?
Que deviendrai-je lorsque le dernier chapitre du livre de ma vie s'ouvrira sous mes yeux?