
Je ne suis pas une denrée rare, et je ne cherche pas à être orginale.
En y réfléchissant bien, je n'ai pourtant pas de souvenirs "traumatisants" de ma petite enfance, liée à cette époque, qui pourrait expliquer cela.
Merci Dr Freud.
Ou peut être quand j'ai appris que le Père Noël n'existait pas.
C'est vrai que cela m'a fait un choc, et la disparition d'une espèce de bonté magique, intersidérale, a bien contribué à entâcher cette fête.
Pour autant, la plupart des êtres humains s'en remettent, et apprécient Noël, mais pas moi.
Je crois que ma baisse d'intérêt pour cette fête a débuté à l'adolescence, au moment où l'enfance vous quitte peu à peu.
Et depuis, cela ne s'est pas arrangé.
L'achat des cadeaux pour mes proches me pèse, les décorations de Noël me sortent par les yeux; quand au marathon de la bouffe qui nous attend, cela m'écoeure d'avance.
C'est l'overdose caractérisée en tout genre.
Certains pensent que la solitude pèse encore plus à Noël, ce qui est vrai, car même entourés de proches, la magie de Noël n'a de valeur que si elle est partagée avec le coeur; et votre réalité,
que vous arrivez à gérer tant bien que mal tout au long de l'année, vous saute en pleine figure à cet instant.
Et puis, l'affichage du bonheur qui dégouline à cet instant chez les autres, sous le déluge de paquets-cadeaux et de remerciements enamourés, ça vous plombe le moral en un rien de temps.
Au delà de Noël proprement dit, c'est la période de l'hiver qui m'indispose.
D'abord, c'est long.
Ensuite, c'est pas agréable, le froid et le manque de lumière, et ça ne met pas le sourire aux lèvres.
Je voudrais m'endormir, telle la marmotte, en novembre, et me réveiller au printemps (si le Père Noël pouvait exaucer mon voeu, je veux bien lui réserver ma gratitude).
Je vous confie une chanson de Noël, que j'ai écouté petite, à répétition, y compris pendant mes vacances, l'été, chez mon oncle et ma tante, où je la réclamais...(ma tante fermait les fenêtres,
en plein été...afin d'éviter les colibets des voisins!)