Je ne
saurais vous dire d'où ça vient.
Ou peut être que si, finalement.
De mes aïeuls (masculins, je le précise), que j'ai toujours vu piquer un petit roupillon après le repas de midi.
Quand je dis voir, c'est plutôt entendre, parce que certains fois, la sono était poussée à fond.
Intérieurement, je me moquais un peu de ce besoin de dormir, que je ne trouvais pas digne d'une grande personne (la sieste, c'est bon pour les petits).
Faut croire que j'ai pas vraiment quitté l'enfance, ou plutôt que mon organisme réclame cet instant de repos.
Alors voilà, ça y est, j'y ai droit.
A ce petit roupillon tout mignon.
Je rentre déjeuner, une fois l'affaire faite, je regarde quelques divertissements télévisuels (l'édition spéciale de Canal Plus), et sans que je me rende compte, mes paupières sont lourdes, le
marchand de sable lache une petite poignée de son produit magique, et je dors.
Quelques minutes, un quart d'heure tout au plus.
Jamais je ne loupe l'heure de repartir au travail, alors que franchement, je ne fais rien pour (m'endormir d'une part, me réveiller d'autre part).
Et me revoilà, toute ragaillardie, comme si j'avais dormi 8 heures d'affilée (dans mon pyjama en pilou).
Quand je ne rentre pas déjeuner, je sens comme une lourdeur vers les 15h, et l'après-midi me parait tellement longue!
Faut croire que nos aïeuls, qui étaient sans doute plus à l'écoute de leurs corps que nous, avaient raison.
Ou bien que je veillis.
C'est au choix.