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Le bar des habitudes...


Dans la série : un livre-qu'on-m'a-prêté-que-j'ai-aimé, voici mon nouveau coup de coeur.


Toujours dans la catégorie des nouvelles qui sont chères à mon plaisir solitaire, je vous parle aujourd'hui du bar des habitudes de Franz Bartelt.



"Guy Vouine était mou de naissance. Il avait coulé de sa mère, comme d'un pot de confiture renversé. L'accouchement n'avait requis aucun effort, aucune poussée. L'enfant faisait un petit tas sur les linges et le cri qu'il exhala pour manifester qu'il était vivant montait de lui avec la légèreté d'une vapeur. La sage-femme, qui en avait vu de toute sorte, se dit seulement qu'elle n'en avait encore jamais vu de si mou.
Plus tard, il s'avéra que l'enfant physiquement mou était également mou à l'intérieur... "

Au fil de ces seize brefs récits, Franz Bartelt raconte des destinées exemplaires, dans un registre tour à tour goguenard et tendre, loufoque et cruel.

D'origine polonaise, la famille Bartelt s'installe dans les Ardennes, la région d'Arthur Rimbaud.
Un endroit prédestiné pour le jeune Franz qui apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère, et commence à écrire à l'âge de treize ans.
Un an plus tard il quitte l'école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots.
A dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier, un autre lieu symbolique pour l'écrivain qu'il est en passe de devenir.
En 1980, il s'installe dans la vallée de la Goutelle, près de Charleville-Mézières, et se consacre à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier.
C'est à partir de 1985 qu'il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance.

Poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, il donne également huit  pièces de théatre à France Culture et des chroniques estivales à L'Ardennais.
 A partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires.

Le bar des habitudes a reçu le prix Goncourt de la nouvelle en 2006.

Après Joël Egloff, voilà encore un nouvel homme qui rentre dans ma vie.

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V
@ Gabrielle : ce sont surtout des histoires courtes, qui n'engagent à rien, si je puis dire, contrairement à un ouvrage plus conséquent, et qui risque d'être dissuasif en période de grande fatigueeeeee!<br /> En ce qui concerne le régime, tiens bon ma cocotte, moi aussi je m'accroche, ça paie pas encore, mais ça paiera!! :)
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G
C'est vrai on oublie souvent que les nouvelles sont un genre littéraire à part entière, très prisé outre-atlantique, et un régal, qui sert souvent de point de départ à de magnifiques adaptations cinématographiques.C'est bon de le rappeler.<br /> Je tâcherai de m'en souvenir la prochaine fois à la bibliothèque...
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V
@ Gabrielle : moi aussi, tu sais en ce moment, je me traîiiiiiiine!<br /> Alors la lecture du soir, au fond de mon lit, est un peu plus écourtée que d'habitude, parce que le sommeil me tombe dessus rapidement!<br /> C'est pour ça que les nouvelles, c'est un genre tout à fait adapté, à cette fin d'hiver, interminable, et qui nous épuise....:)
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G
Encore un auteur à lire, donc, je note. <br /> Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment je me traîne, je n'arrive pas lire plus de trois pages sans tomber de sommeil. J'espère que ce n'est que passager parce que j'ai quelques livres de retard moi ! <br /> Et sinon pour le "régime" je tiens bon...;-)
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V
@ Stéphanie : alors, si tu veux lire un peu (des livres), tu peux t'essayer à des nouvelles, c'est un genre littéraire assez "pratique", puisque ce sont des histoires "courtes", ce qui permet de ne pas se lancer dans une histoire plus longue...<br /> Si tu veux, je t'en prêterai...j'ai ce qu'il faut! :))
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