Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide.
Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques
nuits.
Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter.
Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans
la différence de l'autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta.
Celle-ci a fuit son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie.
Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit.
Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...
Je n'avais pas aimé Vicky Cristina Barcelona, je n'y retrouvais pas le génie du grand maître.
Mais là, c'est fait.
Et franchement, cette comédie, douce-amère, donne un véritable coup de projecteur à la place de l'homme dans la société, aux relations amoureuses avec une grande différence d'âge (sujet cher
à Woody Allen), aux changements insoupçonnés qui peuvent arriver dans la vie, le tout avec une maîtrise des mots incroyable.
Sans oublier le jeu d'acteurs, en particulier celui de Larry David (ça fait du bien de ne pas voir de stars à l'affiche).
Je vous le recommande, et comme le titre l'indique : whatever works : le tout, c'est que ça marche!