C'est bien la première fois que je vous parle d'un livre que je n'ai pas encore fini.
C'est que le livre en question est terriblement gros, et que je ne suis pas encore au bout de mes peines.
Et puis, je lis quelques pages, passe à autre chose, y reviens.
C'est pour cela que ça prend du temps.
En fait, il n'y a pas d'histoire dans ce livre, mais une multitude d'histoires courtes.
'Microfictions' se présente sous la forme de 500 textes courts, d'une page et demi, 500 fragments de la vie des gens au sein desquels des milliers de personnages évoluent.
Nées d'une même pulsion d'écriture, dans un temps donné et toutes d'un même format, d'une identique structure, ces histoires courtes (chacune a un narrateur, très souvent une narratrice) racontent leurs amours, leurs crimes, leurs lâchetés, leurs petits fascimes ordinaires, quelques moments de bonheur ou de félicité parentale, tout en donnant leurs points de vue sur l'existence, sur l'éducation des enfants, mais aussi sur celle des vieux.
En fait, on traverse ce livre comme une foule, on reconnait certains visages, et on croit parfois apercevoir sa propre silhouette au détour d'une page.
C'est pour cela que ça prend du temps, et par moments, la foule je préfère l'éviter, et rester seule avec moi même.