
Je ne sais pas vous, mais par les temps qui courent, mon esprit frise l'overdose.
Je me rends bien compte que la situation est loin d'être idyllique, et que je suis privilégiée.
J'ai la chance de ne pas travailler dans une structure appartenant à la World Company, et même si je n'ai pas accès à certains avantages liés à certaines grandes entreprises (tickets restaurant,
13 ou 14 mois de salaires, chèques vacances, participation aux bénéfices ou intéressement...), je me satisfais de ma situation.
Néanmoins, la crise m'atteint.
Parce qu'elle m'oblige à faire attention (l'effet anxiogène joue à fond), à mes achats, et à regarder de plus près les prix.
Mon pouvoir d'achat n'a pas changé depuis l'an dernier, et même si je ne vis pas au dessus de mes moyens, et que je m'accorde certains petits plaisirs nécessaires, il n'empêche que je suis
davantage vigilante.
Alors, je peux dire que la crise a du bon pour moi, parce qu'elle me permet de me recentrer quelque peu sur l'essentiel, et de savourer à sa juste valeur le superflu.
Question d'éducation aussi, me direz-vous.
Sans doute.
Je ne me vois pas par exemple, faire un prêt bancaire pour partir en vacances, si mes moyens financiers habituels ne me le permettent pas.
Je gagne ma vie correctement, je n'ai pas la crainte de faire partie d'un prochain plan social alors que mon super boss se demande comment il va dépenser son super bonus.
Je n'ai pas à me plaindre.
Contrairement aux salariés de Continental, Sony, Caterpillar, et bien d'autres, qui aimeraient sans doute bien, eux, pouvoir mettre un petit morceau de beurre, dans leurs épinards.
Même du beurre de 1er prix.